Un budget pour préserver l’environnement lors de l'exploitation

La SLN, pionnière et leader des actions de protection de l'environnement sur mine, multiplie les initiatives et fait profiter de son expérience l'ensemble de l'industrie minière calédonienne en ayant, notamment, collaboré activement au Schéma Minier de la Nouvelle-Calédonie. Le budget "environnement minier" annuel de la SLN est de plus de 1,2 milliard CFP dont environ 300 en études et le reste en travaux. De plus, chacun de ses quatre centres miniers dispose d'un budget de l’ordre de 100 millions CFP par an pour des opérations de maintenance et d’entretien des ouvrages de gestion des eaux.
22_actions.jpg Stockage des stériles et verses

Dès le  début des années 1970, la conscience environnementale s’éveille dans le monde. La SLN décide de travailler à préserver l’environnement et le cadre de vie des populations concernées par ses activités. La seule réglementation à l’époque était un décret du 13 novembre 1954. Le mot environnement n’y était pas cité et aucune contrainte dictée dans ce domaine.
La SLN s'est alors imposée à elle-même des normes strictes. En une dizaine d'années, elle a organisé le stockage des stériles dans des verses maîtrisées, révolutionné le travail des mineurs en équipant ses sites de pelles hydrauliques et mis en place les plans de gestion des eaux : Les balbutiements de la mine "propre".
Ces pratiques validées par la DIMENC (Direction de l’Industrie, des Mines et de l’Energie de la Nouvelle-Calédonie) sont aujourd'hui en partie reprises dans le « Schéma de Mise en valeur des Richesses Minières » qui a abouti ensuite au « Nouveau Code Minier » qui remplace le décret de 1954 et désormais en vigueur depuis le 30 avril 2009.
L’ensemble des techniques opérationnelles évoquées ci-dessus fait désormais parties des points de la charte des bonnes pratiques minières actuellement en discussion par l’ensemble de la profession et la DIMENC.
 
23_actions.jpg La mise en verse des stériles miniers

Il s’agit d’une technique créée et affinée par la SLN sur tous ses sites. Aujourd'hui codifiée dans un guide pratique (Règles de conception et techniques de construction des verses à latérites - Ed 2013), elle fait référence auprès de tous les exploitants miniers calédoniens depuis 30 ans. Avant 1975, aucune précaution particulière n’était prise et les stériles miniers rocheux, les latérites ou les saprolites pauvres étaient simplement poussés dans les versants des massifs.

Ils sont aujourd'hui stockés et répartis en niveaux compactés, dans des verses qui ne gênent pas l’exploitation et n'altèrent pas les ressources en eaux. Faites dans les règles de l’art, les verses garantissent une stabilité à très long terme, même lors de pluies cycloniques exceptionnelles, et sont moins sensibles à l’érosion que les versants naturels en latérites.

Depuis 1976, environ 300 millions de tonnes de stériles miniers ont été stockées sans porter atteinte à l’environnement sur l’ensemble des mines de Nouvelle-Calédonie.

La DIMENC a validé cette démarche en 1997. Elle contrôle 3 à 4 fois par an les verses des sites et, plus généralement, le respect des engagements pris par les mineurs dans leurs dossiers techniques de déclaration (campagnes de sondages, ouverture de carrière, etc…).
La DIMENC reçoit chaque année un rapport de la SLN qui synthétise la surveillance qu'elle réalise sur ses verses.
25_actions.jpg La gestion de l’eau est primordiale

La maîtrise de la gestion des eaux

sur mine est aussi l'une des fiertés de la SLN. Elle est le résultat de l’ingéniosité et de l’expérience de ses mineurs qui ont mis au point des techniques de caniveaux et de décanteurs permettant de gérer les eaux de ruissellement, de piéger les matières en suspension et de restituer les eaux propres au milieu naturel.
L'ouverture des pistes de sondage et des routes d’exploitation profite également de cette technique.
24_actions.jpg L’exemple de Tiébaghi

A Tiébaghi, mine particulièrement humide, la gestion des eaux industrielles a été particulièrement étudiée. Le dernier-né des grands sites miniers SLN a eu, en matière environnementale, une opportunité plus grande que par le passé, de prévenir plutôt que guérir. La quasi-totalité de l’eau utilisée pour le fonctionnement des installations amont et aval provient essentiellement d'un recyclage effectué à l’atelier de séparation solide - liquide. L'eau y est recueillie dans deux bassins de décantation de 3 000 m3 chacun alimentant par débordement un bassin d’eau recyclée propre de 6 500 m3. Grâce à un système de vidange utilisant un "bassin des pertes", une eau ayant circulé dans l’usine de traitement des minerais n'est jamais rejetée dans la nature. Le seul apport d’eau neuve nécessaire compense principalement les évaporations du séchage naturel du minerai et provient de la nappe de la Koumassi.
Bassins de décantation, bassins ralentisseurs, enrochement des caniveaux, barrages filtrants et génie végétal : de nombreux ouvrages de gestion des eaux viennent étayer l'usine de traitement du minerai qui effectue un suivi draconien des impacts sur la qualité des eaux de surfaces, des eaux souterraines et de l’air.