Les unités de traitement des minerais permettent d'abaisser la teneur de coupure à 1,6%

Grâce à ce procédé exclusif et breveté, la SLN exploite depuis plus de 20 ans des minerais à très basse teneur en nickel ce qui a pour effet d’augmenter la durée de vie de ses réserves et d’optimiser l’ensemble du profil de la ressource naturelle. La teneur de coupure est ainsi abaissée à 1,6%.
Élaboré fin des années 70 et début des années 80 au centre de Recherches et de Développement d’ERAMET de Trappes et dans les laboratoires de Doniambo, dans un souci de valorisation optimale des ressources minières, ce procédé, simple en théorie, utilise des technologies innovantes qui ont nécessité de nombreux ajustements avant d'être opérationnelles.
Le principe des unités de traitement des minerais (UTM) repose sur un tri granulométrique et densimétrique du minerai afin d’en séparer les grains les plus lourds (sans nickel), de ceux plus légers et plus fins (contenant du nickel).
L’UTM  appelée aussi laverie - de Népoui a été inaugurée en 1994. Ce même procédé a été transformé et développé pour l’adapter aux  minerais de Tiébaghi, où une UTM a été inaugurée fin 2008.
L’ensemble des coproduits des UTM y compris les stériles sont valorisés commercialement par la SLN.
Développement durable

07_Process_minier_0.jpgL’investissement dans les UTM a permis d’exploiter des minerais d’une teneur de 1,6%, ce qui allonge la durée de vie des mines, offre à l’usine de Doniambo une augmentation de production, réduit la consommation énergétique et crée des emplois en province Nord (plus de 500 emplois directs et indirects à Tiébaghi et 400 à Népoui).
C’est ce qu’on appelle travailler pour les générations futures en optimisant la ressource naturelle.

Les chiffres suivants démontrent d'eux-mêmes les intérêts géologiques, miniers et financiers de cette innovation.
1. La « laverie » du centre minier de Népoui
  • De 1890 à 1920, Népoui a exploité 169 000 tonnes à 6,6 % de nickel et de cobalt.
  • De 1969 à 1982, le "tritout" traite 13 millions de tonnes mais  d'une teneur moyenne descendue à 2,47 % ce qui nécessite l'arrêt de l'exploitation en 1982.
  • En 1994, la mise en service de la « laverie » a permis la réouverture du centre qui dispose alors d'une perspective de 15 ans de réserves. La « teneur de coupure » du gisement a été abaissée progressivement jusqu’à 1,6% ce qui permet  d’exploiter des types de minerais jusqu’à présent économiquement non rentables.
  • En 2012, grâce à la bonne marche de l’UTM qui a suivi des améliorations au fil des années lui permettant d’être toujours plus performante, l’activité du centre de Népoui-Kopéto a été pérennisée pour au moins 20 ans, grâce à l’ouverture d’un nouveau gisement dont la teneur moyenne est de 1,6% seulement.
La laverie de Népoui se compose d'une partie amont, installée sur mine, qui prépare le produit et d’une usine située en aval, la laverie proprement dite. À Népoui, ces deux pôles d'activité sont reliés par un tuyau hydraulique long de 7 km qui transporte la pulpe de minerai par procédé gravimétrique vers l'usine de la vallée où les grains sont séparés. A Népoui, tous les minerais passent par la laverie avant d'être acheminés à l'usine de Doniambo. C'est un outil stratégique qui permet d'abaisser la teneur de coupure sur mine à 1,6%. Seule la SLN sait faire cela. Ces installations de préparation du minerai extrait ont fait l'objet en mai, puis juin 2015, d'importantes rénovations.
Avec ces travaux et ceux de la nouvelle prise de poste sur le Kopéto réalisés en 2014, le centre minier de Népoui est donc reparti pour au moins 20 ans. Cette renaissance fournit de l'emploi et de la richesse à toute une région du centre de la Nouvelle-Calédonie depuis 7 générations et pour plusieurs encore.
08_Process_minier_0.jpg
2. A la mine de Tiébaghi
L’UTM de Tiébaghi reprend le principe de la laverie de Népoui avec pour particularité que la taille minimale des grains traités est de seulement 15 microns (l’épaisseur d’un cheveu est de 100 microns), et que 98 % des eaux (2 % d’évaporation) utilisées sont recyclées et réinjectées dans le process. Chaque UTM est ainsi adaptée à un type de minerai et donc à ses gisements.
La laverie de Tiébaghi de nuit
Comment ça marche ?

A Tiébaghi, le minerai tout venant arrivé de la mine est criblé et calibré mécaniquement. Située à une altitude d’environ 500 m, au bord du plateau sud, l’unité de traitement des minerais amont transforme ce minerai en pulpe, avant qu’il ne soit acheminé par un tuyau hydraulique jusqu’à la partie aval de l’UTM située au pied du massif. Ce transport hydraulique utilise deux conduites: une descend le minerai broyé et l’autre remonte de l'eau (recyclée dans la vallée) vers la laverie amont.

La laverie aval prend en charge le traitement physique à l’arrivée de la pulpe afin de séparer les grains. Les produits sont soit dirigés directement vers le bord de mer pour être transporté à Doniambo soit conduit à l’atelier de séchage naturel afin de réduire l’humidité des concentrés fins à environ 30 %. Les produits sont ainsi stockés sur 36 Ha dans la plaine voisine du Creek à Paul puis étalés en une couche de plusieurs dizaines de cm d’épaisseur avant d’être retournés régulièrement, afin de permettre un meilleur séchage. Une fois prêt, ce minerai est transporté à Doniambo.