Les actions

Des efforts constants pour diminuer ses rejets atmosphériques.

Comme toute usine, celle de la SLN, à Doniambo, répond à un arrêté d’exploitation destiné aux installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE). Afin d'y rester conforme, la SLN surveille en permanence et mesure rigoureusement ses rejets, et s’astreint à rester bien en deçà de ces valeurs limites réglementaires, ce que contrôle régulièrement la Direction de l’industrie, des mines et de l’énergie de la Nouvelle-Calédonie (DIMENC), et une fois l'an, un laboratoire extérieur indépendant.
Ces émissions atmosphériques ont deux sources : l'usine pyrométallurgique et la centrale électrique.

A l'usine, deux types de rejets atmosphériques sont traités sans relâche par les équipes de la SLN, même si certains sont encore visibles.

Sur ce graphique, les rejets de poussières canalisées à l'usine de Doniambo calculées en tonnes :
À l'usine de traitement du minerai de nickel, 99,8 % des poussières canalisées sont aujourd'hui recyclées et filtrées tout au long du processus. La SLN investit en moyenne plus de 1 milliard CFP par an pour améliorer la filtration et la captation des rejets atmosphériques tout au long du procédé : installation de filtres à manches, électrofiltres, broyeurs…
Un nouvel électro filtre est en fonctionnement depuis mai 2013. Il permet de baisser de manière très significative les émissions de poussières de la partie pré séchage du process. Cet investissement d'un coût de 2 milliards CFP en 2012 est un équipement très spécifique permettant de piéger les poussières de minerai, de les capter avant de les malaxer et de les réinsérer dans les fours de l'usine. Les poussières y sont piégées, captées avant d'être malaxées et réinsérées dans les fours de l'usine. Autant de moins dans l'atmosphère.
 
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Un nouvel électro filtre est opérationnel depuis mai 2013 lequel permet une baisse très significative des émissions de poussières de l'usine
Qu'est-ce qu'un électro filtre ?

C'est un dépoussiéreur qui utilise les forces électrostatiques pour séparer les particules du flux gazeux. Les poussières présentes dans les fumées sont ionisées par l'action d'un champ électrique élevé créé entre une électrode émissive et une électrode collectrice. Cette dernière est régulièrement mise en vibration pour récolter les poussières accumulées.
03_actions.jpg Qu'est-ce qu'un filtre à manches ?

Le filtre à manches est un autre outil de réduction des rejets atmosphériques permettant de limiter les émissions de particules en sortie de cheminée.
Le flux gazeux à traiter traverse un média filtrant qui retient les poussières. Celles-ci obstruent progressivement les pores du filtre lequel doit régulièrement être décolmaté par évacuation des poussières accumulées. Son principe de fonctionnement équivaut à celui d'un aspirateur domestique.

Les rejets non filtrés restants sont soit des rejets diffus, soit des ouvertures de cheminées des fours DEMAG déclenchées pour des raisons de sécurité lorsque la pression sous la voûte des fours est trop élevée.

Ces ouvertures sont autorisées par la DIMENC, avec un maximum de 300 heures par an pour l'ensemble des trois fours. En 2012, la SLN a procédé à 111 heures d'ouverture seulement, soit 17h de moins qu'en 2011 (3ème année consécutive de baisse).

Des prototypes destinés à capter ces poussières sont en cours de tests.
 
Des rejets mesurés à la centrale électrique

Depuis le 1er novembre 2013, la centrale électrique est alimentée exclusivement en fuel à basse teneur en soufre (BTS) et, en cas de conditions atmosphériques défavorables, en fuel à très basse teneur en soufre (TBTS).

D'autre part, et dans l'esprit d'améliorer encore la situation, le basculement en TBTS se fera dès lors que le seuil de SO2 est supérieur à 200 microgrammes par mètre cube sur ¼ d'heure sur l'une des quatre stations référencées Scal'Air et non plus sur deux uniquement.
Les émissions de souffre de la centrale électrique ont baissé de 23% : 7 751 tonnes en 2014 contre 10 055 tonnes en 2013. Le nombre de dépassements du seuil d'information horaire SO a ainsi fortement chuté passant de 46h cumulé au total à seulement 8 heures en 2015.





source : SCALAIR

Cette amélioration s'inscrit dans les efforts permanents de la SLN pour diminuer ses rejets atmosphériques et notamment de dioxyde de soufre (SO2).

La prochaine étape visant à améliorer l'empreinte environnementale de la SLN passera par le remplacement de sa centrale électrique. La nouvelle centrale sera en effet conforme aux normes métropolitaines les plus récentes (mai 2013). Sa technologie permettra de diviser par 15 les émissions de poussières et par 10 les émissions de dioxyde de soufre.


Des contrôles externes

Chaque année, une campagne de prélèvement des rejets est effectuée par un organisme extérieur (australien) pour le compte de la DIMENC.

SCAL'AIR, organisme indépendant dédié à la qualité de l'air, mesure quotidiennement les concentrations de SO2 sur ses stations. L'association dispose depuis juillet 2007 des trois stations de contrôle implantées autrefois par la SLN dans les quartiers périphériques de l'usine (Logicoop, Vallée du Tir, Montravel) qu'elle équipe de nouveaux appareils de mesure haut de gamme. Elle y a adjoint deux autres stations dédiées à mesurer "la pollution de fond" urbaine, celle des voitures et des chantiers, au Faubourg Blanchot et à l'Anse Vata.
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Les résultats des mesures de SCAL'AIR sont publiés au quotidien sur son site internet et également rendues publiques dans les médias.

Une nouvelle centrale électrique

Le projet de remplacement de la centrale électrique actuelle par une installation de grande combustion de la dernière génération a été suspendu fin 2015, en raison de la crise très grave du nickel qui frappe le secteur. En attendant une nouvelle centrale électrique qui sera construite par le Gouvernement de la Nouvelle-Calédonie avec la garantie de l'Etat français, la SLN a engagé une grande maintenance de sa centrale actuelle. Elle a lieu en 2017 et 2018.

Cet investissement majeur devra répondre à trois objectifs dont la finalité est de permettre à la SLN d’assurer ses activités et de pérenniser l’emploi (10 000 emplois dont 2 050 directs) pour les 40 prochaines années.
Le premier des objectifs est une obligation : de pérenniser l’alimentation électrique de l’usine pyrométallurgique. Sans centrale électrique, l’usine de Doniambo s’arrête car ENERCAL n’a pas actuellement la capacité de fournir toute l’électricité dont les fours de fusion ont besoin. La seconde des priorités est de satisfaire aux réglementations environnementales les plus récentes et les plus sévères, adoptées en juin 2014 par la province Sud (reprises de celles de la métropole), en divisant par plus de 10 les taux de rejet de dioxyde de soufre (SO2), par 15 ceux des poussières et par 2 ceux de dioxyde d’azote (NOx). Cela améliorera la performance environnementale de la société. Le troisième enjeu est de faire baisser le coût de l’électricité en s’appuyant sur un combustible moins onéreux, et de ce fait contribuer à la restauration de la compétitivité de la SLN.

 
 

Paysagez Doniambo

Paysagez Doniambo, le programme pluriannuel est lancé
 
  Le 28 septembre 2013, pendant l’exposition « une SLN durable pour tous », le programme pluriannuel d’intégration paysagère ou minérale du site industriel de Doniambo a été lancé par la SLN.

Le programme se décline en sept phases et il est coordonné avec le renouvellement de la centrale électrique

Le coup d’envoi a été donné par les visiteurs de l’exposition : 150 personnes volontaires, salarié ou de passage, ont planté des espèces de la forêt sèche ou de la forêt humide à l’entrée du bâtiment de direction de l’entreprise.

Avant cette journée de lancement, la première partie d’une allée d’Araucaria columnaris (pins colonnaires) et des palmiers royaux (Roystonea regia) a été plantée le long du canal et aux extrémités du pont d’accès à l’usine, accentuant l’entrée du site.

Les Araucaria sont l’un des symboles de la Nouvelle-Calédonie et soulignent l’identité des mines sur le site industriel.
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  Les Palmiers royaux sont là pour marquer le lien du site industriel avec la ville de Nouméa, dont ils sont la « signature végétale ».

Les phases suivantes de plantation suivront chaque année et seront accentuées avec la fin de la construction de la centrale électrique.

L’ensemble du programme « Paysagez Doniambo » balaye toutes les symboliques attachées aussi bien à la SLN : son histoire et sa vision de l’avenir, du maquis minier à la ville, de la mine à l’industrie.
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Le stockage de la scorie constitue un enjeu environnemental majeur. La grande verse de Doniambo culminera à 63 mètres dans 40 ans et sera revégétalisée comme en témoignent ces premiers paliers.
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La qualité de l'eau

Afin de répondre aux exigences réglementaires, la SLN veille aux prélèvements et à l’analyse des rejets aqueux de l’usine de Doniambo dans l’environnement. Il y a ainsi 7 points de rejets équipés de stations de suivi et de prélèvements, 8 piézomètres pour la surveillance des eaux souterraines et un laboratoire pour réaliser des analyses. Les paramètres à contrôler sur les points de rejets sont au nombre de 24.
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Aucun produit chimique n’est rajouté à l’eau de refroidissement avant qu’elle ne soit rejetée dans la rade à une température de 7°C plus élevée que la température de prélèvement. Les études sur la durée montrent que ce réchauffement ne perturbe pas l’état initial de l’environnement.

Le tri des déchets, le recyclage : Des partenariats actifs

La SLN, par des actions concrètes lancées en partenariat avec les institutions ou les associations environnementales, est engagée dans une politique de préservation des ressources naturelles.
  • 09_actions_0.jpgCes filières de valorisation contribuent à économiser les matières premières dans un monde confronté à la raréfaction de ces ressources naturelles.
  • La station de traitement des huiles usagées de la SLN, régie par un arrêté ICPE, vidange depuis plus de 15 ans les engins de la société à hauteur de 30 % de son activité et met 70 % de son activité au service des huiles usagées de la Nouvelle-Calédonie.
  • La production d’azote est nécessaire au fonctionnement de l'usine et  permet de fournir des utilisateurs privés en azote liquide (promotion des races animales, maintenance).
  • Des dizaines de milliers de boîtes en aluminium sont achetées chaque année à un fournisseur local qui les collecte afin de recycler l'aluminium et de l'utiliser dans le processus d’affinage du ferronickel. 
  • Près de 7 000 tonnes de ferrailles issues de friches industrielles sont stockées à Doniambo puis envoyées par une entreprise de la place en Asie du Sud-Est afin d’y être recyclées.
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  • L’amélioration du tri et de la valorisation des déchets a été lancée en 2011. C’est notamment le cas sur les centres miniers SLN avec la mise en place de filières de récupération spécifiques des ferrailles, tubes, néons, toners d’imprimantes, graisses usagées, et aérosols.
  • Les boues du traitement des eaux de Nouméa font l’objet d’une expérimentation en coopération avec la SIRAS (pépinière), afin de faire pousser de la végétation sur la scorie.
  • La scorie, coproduit de la fusion, est valorisé en matériaux de remblai et de sous-couche routière. Ce produit est inerte, sans composant chimique. Il est également stocké sur une colline artificielle qui sera végétalisée une fois son pic atteint. 
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  • L'incinération de la monnaie (métallique ou billets par l’IEOM), et même  d'armes ou autres déchets sensibles, sans produire de fumées nocives est faite dans les fours DEMAG à des températures très élevées une à plusieurs fois par an.
  • Les bouchons en plastique sont entreposés dans un local mis à la disposition de l’Association pour la Sauvegarde de la Nature Néo-Calédonienne avant leur transport jusqu’au Havre où ils sont recyclés. Deux conteneurs de 40 pieds remplis de "bouchons d'amour" ont quitté Nouméa en 2014, le produit de leur vente reviendra à une association qui oeuvre en faveur des handicapés.

Les actions biodiversité : connaître pour mieux protéger

Inventaire préalable de la faune et de la flore
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La protection commence par la connaissance. L'étude et la connaissance du maquis minier permettent de toujours mieux respecter et protéger la biodiversité existante (maintien du fonctionnement des écosystèmes, protection des espèces rares, régulation des espèces invasives), de mieux maîtriser les impacts (création de sites observatoires et conservatoires, reconstitution d'un milieu favorable, amélioration de la gestion des eaux, revégétalisation), et enfin de mieux sensibiliser et former à la préservation de la biodiversité.
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Un inventaire de la faune et de la flore sur l'ensemble des sites miniers a été mené à bien par différents bureaux d'études pour le compte de la SLN. Des spécialistes, dont certains de renommée mondiale comme Anthony et Viviane Whitaker pour les reptiles, se sont succédé ces dernières années sur les massifs miniers afin d'en dresser un inventaire le plus fidèle possible.
Parce qu'on protège mieux ce que l'on connaît, cet inventaire est une étape capitale dans la prise en compte de l'environnement floristique et faunistique sur les mines. « C'est un engagement que nous tenons depuis des années, surtout dans un environnement comme la Nouvelle-Calédonie où 90% des espèces sont endémiques ! » précise Frédéric Bart, chef du département environnement.
 
Conservatoires botaniques
La SLN protège environ 850 hectares de maquis et forêts minières grâce aux 5 parcs de protection de la biodiversité qu'elle a créés dans la vallée de la Tontouta et tout autour du massif de Tiébaghi.
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Trois conservatoires botaniques ont été définis sur les bords du massif de Tiébaghi (au nord et à l'ouest) pour préserver les espèces existantes. Des travaux hydrauliques ont été réalisés sur le lit mineur du creek pour réduire l'érosion régressive des berges. Un programme de revégétalisation par hydro-seeding et par plantation d'espèces endémiques a également été mis en place.
Au total ce sont près de 850 hectares qui sont préservés en conservatoires et en parcs de la biodiversité par la SLN.

Impact limité lors des travaux de prospection

En permanence, la SLN prépare son avenir et gère la ressource naturelle en l’optimisant grâce à des travaux de prospection importants sur son domaine minier lui permettant d’établir ses séquences minières. Cette planification lui permettra d’assurer un mélange de minerais exploités sur plusieurs sites différents car ils ont chacun des propriétés chimiques naturelles se complétant.
 
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Utilisation des sentiers pédestres

Afin d'optimiser l'estimation de la ressource des gisements, les géologues miniers utilisent les campagnes géophysiques non intrusives. Elles fournissent en amont un outil performant et complémentaire aux sondages.

Cette science qui permet d'étudier le sous-sol grâce à la physique s'appuie sur des méthodes telles que la sismique, le géo radar ou l'électromagnétisme. Les géologues utilisent des sentiers pédestres pour effectuer les mesures, c'est donc sans impact environnemental. De plus, cette technique est très efficace et permet des relevés à des profondeurs importantes.
 
 
 
 
 
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Des sondages héliportés
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L'exploitation des minerais de nickel sur le territoire se fait à ciel ouvert sur des terrains très accidentés.

De l'exploration à l'exploitation la SLN intègre les problématiques environnementales à chaque étape du processus minier, à commencer par les sondages.

Les sondages héliportés pratiqués par la SLN depuis 1987 constituent une avancée majeure dans la préservation de 
 
l'environnement car ils permettent d'effectuer les prospections minières sans avoir à ouvrir de route. L'impact environnemental est ainsi réduit au maximum.

Malgré un coût plus élevé pour la société, l'utilisation de l'hélicoptère pour les campagnes de sondage est donc devenu systématique car il offre une réelle avancée dans la préservation de l'environnement, en particulier là où il n'y a eu aucun travaux antérieurs.
 

Ne laisser aucune trace 
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Des sondages plus nombreux, mais une empreinte environnementale moindre.
Cette dimension de respect de l'environnement va de pair avec l'évolution de la règlementation minière, qui, depuis 2009, demande aux  opérateurs à reconnaître l'ensemble de leur domaine.
Jamais la nature calédonienne n'aura été autant sondée, il est donc vital que l'action de l'homme soit la plus respectueuse.
C'est pourquoi, suite à une étude sur d'anciens ouvrages, la SLN a défini différentes techniques de réalisation des plates-formes, de prévention de l'érosion et de revégétalisation permettant l'optimisation de la réhabilitation des zones héli-sondées.
La couche d'humus en surface du sol d'origine est ainsi conservée pour être repositionnée en fin de chantier et favoriser le retour de la végétation originelle, et la plate-forme nécessaire à la sondeuse est revégétalisée à la fin du travail. L'impact est ainsi temporaire et il n'y a aucun apport extérieur.
Cette procédure de réalisation des plates-formes de sondage a été présentée à la DIMENC (Direction de l'Industrie, des Mines et de l'Energie) qui a souligné les efforts réalisés en matière de préservation de l'environnement, avant de décider de mettre en place un partage de ces bonnes pratiques.
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La SLN utilise depuis 2007 un hélicoptère BEL 214 capable de transporter une sondeuse ou une petite pelle rétro et de la poser sur une petite plate-forme en pleine nature.
 
 
 
 
 
 
 
 









 
 

Un budget pour préserver l’environnement lors de l'exploitation

La SLN, pionnière et leader des actions de protection de l'environnement sur mine, multiplie les initiatives et fait profiter de son expérience l'ensemble de l'industrie minière calédonienne en ayant, notamment, collaboré activement au Schéma Minier de la Nouvelle-Calédonie. Le budget "environnement minier" annuel de la SLN est de plus de 1,2 milliard CFP dont environ 300 en études et le reste en travaux. De plus, chacun de ses quatre centres miniers dispose d'un budget de l’ordre de 100 millions CFP par an pour des opérations de maintenance et d’entretien des ouvrages de gestion des eaux.
22_actions.jpg Stockage des stériles et verses

Dès le  début des années 1970, la conscience environnementale s’éveille dans le monde. La SLN décide de travailler à préserver l’environnement et le cadre de vie des populations concernées par ses activités. La seule réglementation à l’époque était un décret du 13 novembre 1954. Le mot environnement n’y était pas cité et aucune contrainte dictée dans ce domaine.
La SLN s'est alors imposée à elle-même des normes strictes. En une dizaine d'années, elle a organisé le stockage des stériles dans des verses maîtrisées, révolutionné le travail des mineurs en équipant ses sites de pelles hydrauliques et mis en place les plans de gestion des eaux : Les balbutiements de la mine "propre".
Ces pratiques validées par la DIMENC (Direction de l’Industrie, des Mines et de l’Energie de la Nouvelle-Calédonie) sont aujourd'hui en partie reprises dans le « Schéma de Mise en valeur des Richesses Minières » qui a abouti ensuite au « Nouveau Code Minier » qui remplace le décret de 1954 et désormais en vigueur depuis le 30 avril 2009.
L’ensemble des techniques opérationnelles évoquées ci-dessus fait désormais parties des points de la charte des bonnes pratiques minières actuellement en discussion par l’ensemble de la profession et la DIMENC.
 
23_actions.jpg La mise en verse des stériles miniers

Il s’agit d’une technique créée et affinée par la SLN sur tous ses sites. Aujourd'hui codifiée dans un guide pratique (Règles de conception et techniques de construction des verses à latérites - Ed 2013), elle fait référence auprès de tous les exploitants miniers calédoniens depuis 30 ans. Avant 1975, aucune précaution particulière n’était prise et les stériles miniers rocheux, les latérites ou les saprolites pauvres étaient simplement poussés dans les versants des massifs.

Ils sont aujourd'hui stockés et répartis en niveaux compactés, dans des verses qui ne gênent pas l’exploitation et n'altèrent pas les ressources en eaux. Faites dans les règles de l’art, les verses garantissent une stabilité à très long terme, même lors de pluies cycloniques exceptionnelles, et sont moins sensibles à l’érosion que les versants naturels en latérites.

Depuis 1976, environ 300 millions de tonnes de stériles miniers ont été stockées sans porter atteinte à l’environnement sur l’ensemble des mines de Nouvelle-Calédonie.

La DIMENC a validé cette démarche en 1997. Elle contrôle 3 à 4 fois par an les verses des sites et, plus généralement, le respect des engagements pris par les mineurs dans leurs dossiers techniques de déclaration (campagnes de sondages, ouverture de carrière, etc…).
La DIMENC reçoit chaque année un rapport de la SLN qui synthétise la surveillance qu'elle réalise sur ses verses.
25_actions.jpg La gestion de l’eau est primordiale

La maîtrise de la gestion des eaux

sur mine est aussi l'une des fiertés de la SLN. Elle est le résultat de l’ingéniosité et de l’expérience de ses mineurs qui ont mis au point des techniques de caniveaux et de décanteurs permettant de gérer les eaux de ruissellement, de piéger les matières en suspension et de restituer les eaux propres au milieu naturel.
L'ouverture des pistes de sondage et des routes d’exploitation profite également de cette technique.
24_actions.jpg L’exemple de Tiébaghi

A Tiébaghi, mine particulièrement humide, la gestion des eaux industrielles a été particulièrement étudiée. Le dernier-né des grands sites miniers SLN a eu, en matière environnementale, une opportunité plus grande que par le passé, de prévenir plutôt que guérir. La quasi-totalité de l’eau utilisée pour le fonctionnement des installations amont et aval provient essentiellement d'un recyclage effectué à l’atelier de séparation solide - liquide. L'eau y est recueillie dans deux bassins de décantation de 3 000 m3 chacun alimentant par débordement un bassin d’eau recyclée propre de 6 500 m3. Grâce à un système de vidange utilisant un "bassin des pertes", une eau ayant circulé dans l’usine de traitement des minerais n'est jamais rejetée dans la nature. Le seul apport d’eau neuve nécessaire compense principalement les évaporations du séchage naturel du minerai et provient de la nappe de la Koumassi.
Bassins de décantation, bassins ralentisseurs, enrochement des caniveaux, barrages filtrants et génie végétal : de nombreux ouvrages de gestion des eaux viennent étayer l'usine de traitement du minerai qui effectue un suivi draconien des impacts sur la qualité des eaux de surfaces, des eaux souterraines et de l’air.

Les travaux de réhabilitation

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Remodelage
Il s’agit principalement de travaux de terrassement qui vont allier reprofilage des terrains et réalisation d’ouvrage de gestion des eaux.Cette phase de travaux prend une part importante dans la réhabilitation des sites miniers car tout se doit d’être stabilisé et pérenne en apportant une certaine lisibilité et une esthétique agréable dans ce qui peut être observé sur le terrain « retravaillé ».
Cette idée d’intégration paysagère est parachevée ensuite par les travaux de végétalisation.


La SLN s'inscrit dans la Délibération 104
Le paysage calédonien comprend de nombreuses blessures d'un passé minier peu ou pas réglementé en terme d'environnement ou de réhabilitation de sites. La « délibération 104 » adoptée le 20 avril 1989, fait franchir un cap décisif à l'industrie minière calédonienne, déjà fédérée sur ce thème depuis 1975, d'agir en faveur de l'environnement. Elle donne la possibilité aux entreprises de réparer les dégâts environnementaux antérieurs à 1975 en versant une fraction de leur impôt sur les bénéfices, aux communes concernées.
En début d'année, chaque municipalité peut présenter un ou plusieurs projets et solliciter les sociétés actives sur son territoire pour une contribution à son fonds communal de réhabilitation. Cette action concerne les sites anciens.

Dans ce cadre, la SLN a versé plus de 2,870 milliards CFP aux communes minières, dont 1,727 milliard CFP aux communes minières de la province Nord.


Maintenance "environnementale" des anciennes mines 
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La SLN procède à la sécurisation de ses anciens sites miniers exploités après 1975 et actuellement en stand-by avant une reprise d'activité (travaux de recherche ou sondages).

La maintenance environnementale se traduit par la sécurisation et l'aménagement des objets sensibles (ravines, arrachement, pistes …) impactant le milieu environnant.

Visitez la SLN

Revégétalisation 

Depuis bientôt quarante ans, outre les méthodes de prospection, d’exploration et d’exploitation, la SLN en s'engageant dans une gestion volontaire de l'environnement de ses exploitations minière, a également développé des techniques de réhabilitation fiables et respectueuses de l’environnement.

Plusieurs objectifs sont visés : le contrôle de l'érosion et la stabilisation des sols, l’intégration paysagère des sites et l’utilisation d’espèces endémiques adaptées.

La mise en verse des matériaux stériles miniers et la gestion des eaux de ruissellement participent déjà à réduire l’impact de l’activité sur le milieu environnant. Pour faire plus encore, il faut retrouver, produire et ensemencer des espèces adaptées au milieu naturel.

Les travaux de revégétalisation ont démarré en 1993, et ont permis de traiter par la technique du semis hydraulique et par plantations plus de 160 hectares. En 2012, le plus grand programme de revégétalisation jamais réalisé a été mis en place : près de 30 hectares ont été traités (plants et semis hydrauliques) principalement sur la mine du Plateau à Thio.
Il faut compter en moyenne 2 500 graines par m2, ce qui représente donc 25 000 000 graines ensemencées en 2012.
 
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Semis hydraulique, avant / après
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La grande verse revégétalisée de Tiébaghi
La valorisation du topsoil (partie supérieure des rares sols sur formations latéritiques) dans la séquence d’exploitation est désormais acquise par l’exploitant, et ce sont près de 20 hectares supplémentaires qui sont désormais revégétalisés grâce à cette technique.
Le coût des plantations est aujourd'hui de l’ordre de 5 à 7 millions CFP par hectare, selon les espèces retenues et à raison d'un plant par mètre carré. La SLN consacre, en moyenne, depuis 8 ans, 50 millions de francs CFP par an à la revégétalisation.
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Revégétalisation à Kouaoua

Le tri des déchets sur mines / le recyclage

Recycler les matières valorisables, réduire le volume de déchets : la gestion des déchets est une priorité pour la SLN. En voici deux exemples concrets :


Démantèlement de la centrale électrique de Poro :
 
suite à la fermeture du centre minier de Poro (commune de Houailou, sur la Côte-Est) en 1983, sa centrale électrique mise en service vers 1965 a également été arrêtée. L’ensemble de l’installation étant vétuste et présentant un problème de sécurité et de pollution, la SLN a lancé des travaux, selon un programme directeur d’assainissement :
 
2008-2009 : assainissement (dépollution et démolition) des deux tanks à fioul qui alimentaient la centrale, avec mise en place et contrôle de piézomètre pour la réhabilitation du sol, pour un coût total de 112 millions CFP.
2010-2011, désamiantage de la centrale électrique, pour un coût de 88 millions CFP.
2012 : déferraillage avec le démantèlement des groupes électrogènes et le démontage des structures, puis la démolition proprement dite : assainissement des murs, dalles et fondations, nettoyage du sol, pour un coût de 85 millions CFP.
 
Le total des déchets évacués est éloquent : 300 tonnes de ferraille, 80 m3 de déchets hydrocarbures (huile et fioul), 7 tonnes de batteries, 2 m3 d’amiante, 4000 tonnes de gravats amiantés de démolition. La totalité des travaux a été réalisée par des sociétés spécialisées en démolition et amiante et contrôlée par des bureaux d’études, la DIMENC, l’Inspection du Travail et la CAFAT. Tous les déchets dangereux ont été collectés, conditionnés et éliminés dans le respect des procédures environnementales réglementaires. Le programme se poursuit avec la fin des travaux de réhabilitation du sol.
 
      

La centrale électrique de Poro avant et après son démentèlement 

Opération d'élimination des appareils électriques (transformateurs) au PCB (PolyChloroBiphenyles) :
 
le PCB est un produit liquide de refroidissement qui a été reconnu dangereux pour l'environnement depuis l'année 2 000. Il doit donc être éliminé selon une procédure délicate et avec des sociétés spécialisées (collecte + vidage + mise en container et expédition maritime en France pour destruction par incinération).

En 2 000, un plan d'action a été lancé pour l'investissement d'appareils de nouvelle génération, dans lesquels le PCB est remplacé par de l'huile minérale. En 2012, environ 40 tonnes ont été éliminées pour coût total d'environ 13,5 millions CFP. D'ici la fin 2014, la totalité des appareils au PCB sera éliminée.