Le tri des déchets sur mines / le recyclage

Recycler les matières valorisables, réduire le volume de déchets : la gestion des déchets est une priorité pour la SLN. En voici deux exemples concrets :


Démantèlement de la centrale électrique de Poro :
 
suite à la fermeture du centre minier de Poro (commune de Houailou, sur la Côte-Est) en 1983, sa centrale électrique mise en service vers 1965 a également été arrêtée. L’ensemble de l’installation étant vétuste et présentant un problème de sécurité et de pollution, la SLN a lancé des travaux, selon un programme directeur d’assainissement :
 
2008-2009 : assainissement (dépollution et démolition) des deux tanks à fioul qui alimentaient la centrale, avec mise en place et contrôle de piézomètre pour la réhabilitation du sol, pour un coût total de 112 millions CFP.
2010-2011, désamiantage de la centrale électrique, pour un coût de 88 millions CFP.
2012 : déferraillage avec le démantèlement des groupes électrogènes et le démontage des structures, puis la démolition proprement dite : assainissement des murs, dalles et fondations, nettoyage du sol, pour un coût de 85 millions CFP.
 
Le total des déchets évacués est éloquent : 300 tonnes de ferraille, 80 m3 de déchets hydrocarbures (huile et fioul), 7 tonnes de batteries, 2 m3 d’amiante, 4000 tonnes de gravats amiantés de démolition. La totalité des travaux a été réalisée par des sociétés spécialisées en démolition et amiante et contrôlée par des bureaux d’études, la DIMENC, l’Inspection du Travail et la CAFAT. Tous les déchets dangereux ont été collectés, conditionnés et éliminés dans le respect des procédures environnementales réglementaires. Le programme se poursuit avec la fin des travaux de réhabilitation du sol.
 
      

La centrale électrique de Poro avant et après son démentèlement 

Opération d'élimination des appareils électriques (transformateurs) au PCB (PolyChloroBiphenyles) :
 
le PCB est un produit liquide de refroidissement qui a été reconnu dangereux pour l'environnement depuis l'année 2 000. Il doit donc être éliminé selon une procédure délicate et avec des sociétés spécialisées (collecte + vidage + mise en container et expédition maritime en France pour destruction par incinération).

En 2 000, un plan d'action a été lancé pour l'investissement d'appareils de nouvelle génération, dans lesquels le PCB est remplacé par de l'huile minérale. En 2012, environ 40 tonnes ont été éliminées pour coût total d'environ 13,5 millions CFP. D'ici la fin 2014, la totalité des appareils au PCB sera éliminée.