Le procédé pyrométallurgique

Une fois extrait des gisements, le minerai « tout venant » est transporté vers les différents moyens de tri des centres miniers, permettant de le préparer en « bon minerai marchand » sans aucun ajout chimique. Après les différents tris et /ou le passage par une des deux usines de traitement du minerai (laveries) à Népoui et à Tiébaghi, le minerai qui est alors passé d’une teneur dite de coupure (d’exploitation) de 1,6 % à 2,5 %, est acheminé vers l'usine pyrométallurgique de Doniambo.
11_Process_minier.jpg
Débarqué, stocké dans des parcs d’homogénéisation, dont la fonction est de mélanger des minerais dont la chimie naturelle se complète pour un bon fonctionnement des fours, le minerai passe d’abord par le préséchage, dans deux fours d’une capacité de 200 tonnes par heure. Le but est de ramener son humidité moyenne à moins de 20 % pour utiliser moins d’électricité lors des étapes suivantes.
12_Process_minier.jpg
Le minerai passe ensuite par une phase de  calcination dans l’un des cinq fours rotatifs longs de 95 m sur 4 m de diamètre. L’opération porte le minerai à une température supérieure à 900° C supprimant toute présence d’eau avant son admission dans les fours électriques. La fusion réduction est réalisée à une température de l’ordre de 1 400° C dans trois fours électriques Demag, longs de 33 mètres sur 13 de large, équipés de six électrodes de 1 mètre 40 de diamètre et composés d’une cuve rectangulaire totalement garnie de briques réfractaires. Le métal décante par gravité et devient le ferronickel brut de première fusion qui est coulé dans des poches d’une capacité de 37 tonnes. La  scorie, composant stérile résiduel, est granulée sous un jet puissant d’eau de mer, recyclée puis utilisée pour des remblais et autres fondations.
13_Process_minier_0.jpg
Un important réseau d’électro-filtres permet de capter les fumées et de réinjecter les poussières dans le circuit de fabrication, toujours dans un souci de protection de l’environnement.



Poussières récupérées en boudins puis réinjectées dans le circuit de production.
14_Process_minier_0.jpg

24 heures sur 24, des techniciens commandent, depuis des salles de contrôles, toutes les phases du processus, veillant particulièrement à la qualité définie par la certification ISO 9001.