Des efforts constants pour diminuer ses rejets atmosphériques.

Comme toute usine, celle de la SLN, à Doniambo, répond à un arrêté d’exploitation destiné aux installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE). Afin d'y rester conforme, la SLN surveille en permanence et mesure rigoureusement ses rejets, et s’astreint à rester bien en deçà de ces valeurs limites réglementaires, ce que contrôle régulièrement la Direction de l’industrie, des mines et de l’énergie de la Nouvelle-Calédonie (DIMENC), et une fois l'an, un laboratoire extérieur indépendant.
Ces émissions atmosphériques ont deux sources : l'usine pyrométallurgique et la centrale électrique.

A l'usine, deux types de rejets atmosphériques sont traités sans relâche par les équipes de la SLN, même si certains sont encore visibles.

Sur ce graphique, les rejets de poussières canalisées à l'usine de Doniambo calculées en tonnes :
À l'usine de traitement du minerai de nickel, 99,8 % des poussières canalisées sont aujourd'hui recyclées et filtrées tout au long du processus. La SLN investit en moyenne plus de 1 milliard CFP par an pour améliorer la filtration et la captation des rejets atmosphériques tout au long du procédé : installation de filtres à manches, électrofiltres, broyeurs…
Un nouvel électro filtre est en fonctionnement depuis mai 2013. Il permet de baisser de manière très significative les émissions de poussières de la partie pré séchage du process. Cet investissement d'un coût de 2 milliards CFP en 2012 est un équipement très spécifique permettant de piéger les poussières de minerai, de les capter avant de les malaxer et de les réinsérer dans les fours de l'usine. Les poussières y sont piégées, captées avant d'être malaxées et réinsérées dans les fours de l'usine. Autant de moins dans l'atmosphère.
 
02_actions.jpg


Un nouvel électro filtre est opérationnel depuis mai 2013 lequel permet une baisse très significative des émissions de poussières de l'usine
Qu'est-ce qu'un électro filtre ?

C'est un dépoussiéreur qui utilise les forces électrostatiques pour séparer les particules du flux gazeux. Les poussières présentes dans les fumées sont ionisées par l'action d'un champ électrique élevé créé entre une électrode émissive et une électrode collectrice. Cette dernière est régulièrement mise en vibration pour récolter les poussières accumulées.
03_actions.jpg Qu'est-ce qu'un filtre à manches ?

Le filtre à manches est un autre outil de réduction des rejets atmosphériques permettant de limiter les émissions de particules en sortie de cheminée.
Le flux gazeux à traiter traverse un média filtrant qui retient les poussières. Celles-ci obstruent progressivement les pores du filtre lequel doit régulièrement être décolmaté par évacuation des poussières accumulées. Son principe de fonctionnement équivaut à celui d'un aspirateur domestique.

Les rejets non filtrés restants sont soit des rejets diffus, soit des ouvertures de cheminées des fours DEMAG déclenchées pour des raisons de sécurité lorsque la pression sous la voûte des fours est trop élevée.

Ces ouvertures sont autorisées par la DIMENC, avec un maximum de 300 heures par an pour l'ensemble des trois fours. En 2012, la SLN a procédé à 111 heures d'ouverture seulement, soit 17h de moins qu'en 2011 (3ème année consécutive de baisse).

Des prototypes destinés à capter ces poussières sont en cours de tests.
 
Des rejets mesurés à la centrale électrique

Depuis le 1er novembre 2013, la centrale électrique est alimentée exclusivement en fuel à basse teneur en soufre (BTS) et, en cas de conditions atmosphériques défavorables, en fuel à très basse teneur en soufre (TBTS).

D'autre part, et dans l'esprit d'améliorer encore la situation, le basculement en TBTS se fera dès lors que le seuil de SO2 est supérieur à 200 microgrammes par mètre cube sur ¼ d'heure sur l'une des quatre stations référencées Scal'Air et non plus sur deux uniquement.
Les émissions de souffre de la centrale électrique ont baissé de 23% : 7 751 tonnes en 2014 contre 10 055 tonnes en 2013. Le nombre de dépassements du seuil d'information horaire SO a ainsi fortement chuté passant de 46h cumulé au total à seulement 8 heures en 2015.





source : SCALAIR

Cette amélioration s'inscrit dans les efforts permanents de la SLN pour diminuer ses rejets atmosphériques et notamment de dioxyde de soufre (SO2).

La prochaine étape visant à améliorer l'empreinte environnementale de la SLN passera par le remplacement de sa centrale électrique. La nouvelle centrale sera en effet conforme aux normes métropolitaines les plus récentes (mai 2013). Sa technologie permettra de diviser par 15 les émissions de poussières et par 10 les émissions de dioxyde de soufre.


Des contrôles externes

Chaque année, une campagne de prélèvement des rejets est effectuée par un organisme extérieur (australien) pour le compte de la DIMENC.

SCAL'AIR, organisme indépendant dédié à la qualité de l'air, mesure quotidiennement les concentrations de SO2 sur ses stations. L'association dispose depuis juillet 2007 des trois stations de contrôle implantées autrefois par la SLN dans les quartiers périphériques de l'usine (Logicoop, Vallée du Tir, Montravel) qu'elle équipe de nouveaux appareils de mesure haut de gamme. Elle y a adjoint deux autres stations dédiées à mesurer "la pollution de fond" urbaine, celle des voitures et des chantiers, au Faubourg Blanchot et à l'Anse Vata.
logo_scal.png
Les résultats des mesures de SCAL'AIR sont publiés au quotidien sur son site internet et également rendues publiques dans les médias.